| vendredi 13 novembre 2009 |
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CONFÉRENCE-DÉBAT DE LA CFDR « La souveraineté nationale n’exclut pas le respect du droit international »
Les partis politiques de l’opposition, les Centrales syndicales et les organisations de la so-ciété civile regroupés au sein de la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR), ont organisé, mercredi 4 novembre dernier, au siège du parti Moden-Lumana, une conférence débat sur le thème : ‘‘Autonomie constitutionnelle et engagements internationaux : clef de compréhension de la situation du Niger’’.
Animée par Gandou Zakara, docteur en droit et enseignant à l’université Abdou Moumouni de Niamey, et le colonel des douanes à la retraite Youba Diallo, et modérée par Hassoumi Massoudou du PNDS-Tarayya, cette activité a vu la participation de plusieurs centaines de personnes.
Les conférenciers ont examiné la situation politique, économique et sociale de notre pays avant d’exposer les différents textes sous régionaux, régionaux et internationaux que le Niger a ratifiés dans le cadre du respect de la démocratie, des droits de l’Homme et des institutions républicaines. Il ressort de cette conférence que le Niger, sous prétexte d’une souveraineté, clamée haut et fort par les Tazartchistes, se met en marge de l’avancée du monde en violant délibérément tous ces textes internationaux et même les textes nationaux en matière constitutionnelle.
Youba Diallo a, dans son intervention, regretté que notre pays ‘‘ait foulé du pied toutes ces contraintes, toutes ces obligations, toutes ces exigences, pour mettre en place la Constitution de la 6ème République’’. Ce qui explique cette levée de boucliers tant sur les plans national et international, avec notamment des sanctions à la clef.
‘‘Grâce à la stratégie développée par la CFDR, nous avons pu renforcer la pression aux niveaux interne et international, au point qu’il n’existe aujourd’hui aucun pays dans le monde qui ait manifesté un quelconque soutien aux autorités actuelles de la République du Niger. Notre pays est en proie à des graves sanctions qui menacent sa stabilité économique’’, a ajouté Diallo.
Et tout cela, selon lui, au profit de quelques intérêts privés de ceux qui gravitent autour du pouvoir à la recherche des prébendes. L’Union européenne et son parlement qui assurent près de 50 milliards FCFA par an, l’ONU, l’Union africaine et son parlement, la CEDEAO et son parlement, les USA, la Francophonie, la Belgique,….ont réagi contre les agissements des autorités nigériennes. En fait, c’est l’essentiel des grandes puissances du monde et les institutions de notre planète qui ont exprimé leur désaveu à l’égard de ce qui est entrepris au Niger au plan politique, a regretté en substance l’intervenant. Pour lui, ces sanctions sont la preuve que les autorités politiques du Niger ont commis un péché, reconnu comme tel par l’ensemble de la communauté internationale.‘‘La souveraineté nationale n’exclut pas le respect le droit international. Aucune société ne peut évoluer de manière ostentatoire contre le droit’’, a d’entrée de jeu indiqué Gandou Zakara. L’intervenant s’est ensuite longuement appesanti sur les différents textes sous-régionaux et internationaux auxquels notre pays est partie prenante et ‘‘dont la violation est aujourd’hui flagrante.’’ Il a, par ailleurs, re-gretté et dénoncé la campagne orchestrée par le régime actuel à travers notamment des meetings commandés par les gouverneurs- pour vilipender l’opposition et lui faire porter la responsabilité des sanctions en cascade qui se déversent sur le Niger.
‘‘Le Niger est aujourd’hui en marge de la légalité internationale, sous-régionale et nationale. Ce n’est pas seulement les opposants qui le disent mais le constat a été fait par la communauté internationale’’, a ajouté Zakara. Les débats qui ont suivi ont permis de clarifier certains points et échanger durant plus de trois heures de temps.
Mahamadou Diallo
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