| vendredi 13 novembre 2009 |
-
cferme
-
|
|
CAMPAGNE DE COMMUNICATION « LES AVENTURES DE FOULA » La femme, tout comme l’homme, peut être chef
La campagne, « les Aventures de foula », présente cette semaine l’histoire de Fouréra, « la dame de fer », personnage emblématique de la série de sketch diffusés sur les ondes des radios, par le projet Marketing social de l’Animas Sutura. Dans ce sketch, Fouréra, la dame de fer, a été nommée à un poste de responsabilité dans une société d’Etat. Le service est gangréné par des comportements malsains entretenus par certains agents. Absentéisme des agents, passe droits, trafic d’influence dont le cerveau est Garba, le directeur adjoint. La nouvelle directrice décide de mettre de l’ordre. Mais, son adjoint tente de lui tenir tête sous le pré-texte qu’elle est une femme. Décidée à remettre de l’ordre et surtout lui montrer qu’il se trompe d’époque, elle s’engage à sévir sans complaisance.
Toutefois, elle avait pris certaines précautions avant de mettre à exécution son plan. Elle a d’abord observé et s’est rendu compte que Garba la minimisait et l’abordait avec une familiarité déconcertante. L’ambiance n’était pas propice au travail. Le directeur adjoint tenait, même, un commerce dans les locaux du service. Il dé-rangeait presque, car il obligeait les agents à s’endetter. Ils acceptaient, à contre cœur car il menaçait de les faire renvoyer. Il fallait qu’elle agisse pour l’arrêter dans cette dérive. Alors que, Garba a fait circuler partout dans le service qu’une femme ne peut jamais le commander, elle le convoque dans son bureau. Il soutient que, même, les hommes n’ont rien pu contre lui. Il raconte aux agents que c’est facile de maitriser une femme : « il suffit de lui dire des mots gentils avec des clins d’œil et de sourires complices ».
En allant répondre à la convocation de la directrice, il a confié à ses amis qu’elle a dû le remarquer. C’est sans aucun doute pour lui faire des avances qu’elle l’appelait. D’un air malicieux, il leur dit : « vous aurez la suite tout à l’heure ». Puis se dirigea vers le bureau. A la porte du bureau, il saisit le poigné avec suffisance, poussa la porte et prit place dans un fauteuil. Occupée à mettre de l’ordre dans les dossiers qu’elle a rapportés de la maison, Fouréra ne dit rien. Il la considéra un instant et lui dit : «ké, Fouré Ina Kwana » (Hé ! bonjour). Elle leva, avec un calme angélique, la tête et lui dit : «je comprends tout maintenant (en hochant la tête). J’ai appris que tu as un comportement équivoque. Je viens de m’en rendre compte. Tout est vrai. » Il tente de répliquer, croyant à l’ascendant qu’exercerait l’homme sur la femme. « Ké, tu ne vas pas me faire la morale. Je suis la mémoire de cette société. Ils m’ont tous laissé là où ils m’ont trouvé », a-t-il menacé. Mais c’est sans compter avec la hargne de Fouréra. Elle lui lança, « tu dois avoir honte de sortir ces choses insensées. Avec moi, c’est le travail qui compte. Ecoutes bien, j’exige que tu me respectes comme tous les autres collègues. Les hommes de ta trempe, on en a vu. » Contrairement aux habitudes elle lui a tenu tête. Mais il ne s’avoue pas, pour autant, vaincu. Il tente de gagner sa confiance en lui fournissant des renseignements sur les agents du service. Couvert de sueur, il balbutia : « madame, je vous fournis toutes les informations du service. Tous les directeurs qui sont passés, je les ai servis. » Sa réponse est catégorique. « Je n’en ai pas besoin. Tout ce qui importe chez moi, c’est le travail. Faites ce que vous devez faire et on oublie tout dans ce bureau » et d’un ton sec, elle coupe, « c’est tout pour ce matin. » Il se lève, la chemise trempée de sueur, le regard terne. Il ouvre la porte, sort, la referma doucement. Il retourna vers ses collègues, les yeux hagards, ne comprenant pas trop ce qui lui arrivait. Le compte rendu n’eut pas lieu. « La femme là n’a rien d’une femme. C’est un homme. C’est fini, je change parce que je ne tiens pas à me retrouver sans emploi. Ma famille ne compte que sur moi. » Les collègues de Garba n’en reviennent pas. Ils ne sont pas sûrs d’avoir bien compris. Garba, déstabilisé à ce point ? Malheureusement, les Garba sont légion dans les services. Des hommes qui évoluent au 21ème siècle avec la mentalité des gens d’il ya 50 ans. A cette époque, les habitudes consacrées étaient que la femme doit rester au foyer pour s’occuper du ménage. L’homme étant le pourvoyeur de nourriture. Les choses ont changé, l’homme ne peut plus y arriver tout seul. Conséquence, il faut associer la femme y compris dans la direction des certaines affaires. Les femmes ont du talent de manager. Avant, elles n’allaient pas à l’école. Maintenant, elles y vont. Elles obtiennent les mêmes diplômes que les hommes. Qu’est ce à dire ? Elles peuvent occuper des postes de responsabilités et faire le coaching comme n’importe qui. Ce n’est que justice. A qualification égale, chance égale. H. Adamou
Commentaire(s) :
0
|