| vendredi 13 novembre 2009 |
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ALLEMAGNE Il y a 20 ans tombait le mur de Berlin
Vingt ans, jour pour jour, que s’écroulait en Allemagne, le mur de Berlin qui séparait l’Allemagne de l’est et l’Allemagne de l’ouest. C’était le 9 novembre 1989. Depuis près de trente ans, l’Allemagne était divisée en deux blocs : la République Fédérale d’Allemagne (RFA), ou Allemagne de l’ouest d’un côté, et la République Démocratique d’Allemagne (RDA), ou Allemagne de l’est de l’autre. Depuis que ce mur appelé « mur de la honte » a été élevé, les Allemands de l’est ne pouvaient voyager de l’autre côté de l’Allemagne sans passer par la Hongrie ou la Tchécoslovaquie, deux pays importants du bloc communiste. Ce 9 novembre 1989 au matin, le ton est donné par Egon Krenz, qui vient de succéder à Erik Honecker, avec la convocation d’une réunion du politburo en vue d’élaborer un projet de loi qui doit faciliter les voyages. A 19h30, la télévision est-allemande annonce que « les demandes de voyage à l’étranger peuvent être faites dès à présent sans motifs particuliers ». A 20 h, la télévision ouest-allemande ouvre sur une information : « les citoyens est-allemands désireux de sortir du pays ne sont plus obligés de passer par la Tchécoslovaquie ». A 20h45, à Bonn, en pleine séance plénière au Bundestag, les députés ouest-allemands se lèvent et entonnent l’hymne national. C’est l’onde de choc. A 22h45, après 28 ans d’interdiction de quitter leur territoire, des centaines de milliers d’Allemands de l’est prennent d’assaut le mur qui les sépare de leurs frères de l’ouest. Les garde-frontières, qui, jadis, n’hésitaient pas à ouvrir le feu, laissent passer la marrée humaine. Berlinois de l’est et de l’ouest se rassemblent des deux côtés du mur. A minuit, tous les postes-frontières de Berlin sont ouverts. Le Mur, ce « monstre de béton », de 160km de long et de 3,60 m de haut vient de s’effondrer. Une page de l’histoire allemande venait ainsi d’être tournée. Quelques deux millions d’Allemands de l’est vont se rendre à l’ouest en moins de 48h. Ils sont accueillis à grandes pompes. Le chancelier Helmut Kohl, alors en visite en Pologne, se rend immédiatement à Berlin et déclare : « Nous nous trouvons maintenant devant l’épreuve de vérité ». Le doute n’est plus. La réunification de l’Allemagne est définitivement consacrée.
La célébration de ce 20è anniversaire a été émaillée par une vive polémique. A l’origine, la révélation faite par le président français Nicolas Sarkozy, annonçant sa présence à Berlin le jour de la chute du « mur de la honte ». Des journalistes qui ont fouillé dans les archives se sont rendus compte que Sarkozy n’était vraiment pas là le jour de l’événement, mais bien plus tard. Mais on reconnaîtra au président français d’avoir demandé, le 9 novembre dernier, la chute de tous les murs semblables partout dans le monde.
G.H.
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