| vendredi 13 novembre 2009 |
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HOMMAGE Il y a 22 ans disparaissait Kountché
Le 22è anniversaire de la disparition de l’ancien chef de l’Etat, le général Seyni Kountché, a été célébré dans la plus grande simplicité, le 10 novembre dernier. Le général qui était à la tête du Conseil militaire suprême (CMS) a dirigé le Niger du 15 avril 1974 au 10 novembre 1987, date à laquelle il rendit l’âme à l’hôpital Pitié Salpetrière de Paris. Il fut un chef d’Etat charismatique et tout aussi craint pour sa rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat. Ses proches et collaborateurs le pré-sentaient comme un homme austère qui n’est pas porté sur le matériel et tout ce qui est ostentatoire. Plein d’anecdotes sont rapportées à son propos pour mettre en relief à quel point les biens de l’Etat sont sacrés chez lui. On rapportait que le général Kountché n’a éprouvé aucune gêne à placer un de ses frères sous les verrous comme pour prévenir ceux qui seraient tentés par le détournement des deniers publics. Combien de cadres de commandement ont été relevés ipso facto de leurs postes pour leur inconduite dans la gestion des deniers de leurs collectivités ? C’est pourquoi, on ne lui connaissait pas de fortune personnelle ou de patrimoine immobilier. Les nominations aux postes de responsabilités sont rigoureusement soumises à des conditions sur la moralité, la compétence, le sens du service public des in-téressés. En privé, il n’était pas le méchant que l’on présente. Il lui arrivait de rire à gorge déployée, lui qu’on présentait autrement. Avec les errements dans la gestion des affaires de l’Etat de ceux qui se réclamaient de lui, voire même la banalisation de l’Etat, ils sont aujourd’hui nombreux à regretter l’époque du régime d’exception du général Kountché. Non seulement ces fameux héritiers veulent faire du kountchéisme sans Kountché (en oubliant que le contexte a changé) mais en plus ils ne cachent pas leur inclinaison pour les biens matériels et le népotisme.
C’est dire que les Nigériens ont une haute idée de l’éthique dans la gestion de l’Etat, de la responsabilité de ceux qui ont en charge les affaires publiques. Ils ont besoin d’une gestion qui réponde à une certaine orthodoxie, en épar-gnant les deniers publics, en privilégiant les compétents à la place des copains, en faisant rendre gorge à ceux qui s’aventurent à confondre l’Etat à leur vache à lait.
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